Quelques principes de programmatiom mentale



   Ce qu'on absorbe entre 0 et 7 ans nous marque pour la vie. Nous tenterons au cours de nos expériences de retrouver ce qui nous a échappé, afin de poursuivre, de nous compléter. Parfois l'expérience ne fut pas très heureuse et, comme nous ne connaissons que celle-là, il est possible que nous tentions de la reproduire. Et ce n'est pas toujours pour le mieux.

   Si vous avez des enfants, il est important que vous preniez conscience de l'effet vibratoire que vous avez sur eux. Rendez-vous compte, en toute honnêteté, de ce que vous êtes, de ce que vous n'aimez pas chez vous, changez-le, et ne demandez pas à vos enfants d'être parfaits si vous ne l'êtes pas vous-même. Ils sont ce que vous êtes sans même leur présenter vos drapeaux ! Sans dire un mot ! Quel que soit l'âge que vous ayez, il n'est jamais trop tard pour donner l'exemple, pour se transformer. Vous ne changerez personne sauf vous-même.

   Faites un retour en arrière, sur ce que vous avez vécu entre 0 et 7 ans, faites le bilan de ce que vous avez reçu et n'avez pas reçu, de ce que vous auriez aimé vivre, de ce que vous n'avez pas aimé vivre. Faites un bilan honnête. Cherchez dans votre vie ce que vous avez reproduit d'une manière quasi identique ou même identique. Demandez-vous si vous ne redonnez pas à vos enfants les cadeaux qu'on vous a faits, tout comme les mauvais tours qu'on vous a joués.

   Si, par exemple, vous n'avez pas été aimé et que vous soyez parent, peut-être êtes-vous en train de surprotéger vos enfants pour compenser, de les conseiller sans cesse, de leur dire de ne pas faire comme vous... Si, depuis que vous êtes petit, vous avez peur de l'avenir, peur de manquer de ceci et de cela, et encore... subtilement, par voie subconsciente, vous minez la confiance que les enfants ont d'eux-mêmes. Vous leur transférez votre peur qui, parfois, se traduit par la révolte ou la dépression. Si vous n'avez pas confiance en vos talents, comment voulez-vous que vos enfants exploitent les leurs ?

   Si vous avez des enfants entre 0 et 7 ans, il faut les programmer en direction de leur autononmie, de la force, de la confiance en eux. Ils doivent apprendre à s'aimer eux-mêmes. Il leur sera ensuite facile d'aimer autrui.

   Entre 0 et 7 ans, les enfants font passer des tests à leurs parents. Souvent des tests d'endurance.

   La première chose à faire pour le parent c'est de ne jamais penser du mal de ses enfants, ne jamais les juger. Il ne s'agit de toute façon que de votre jugement et non pas le leur. Ils sont ce qu'ils sont et non pas ce que vous êtes. Étrangement, les enfants savent par leurs rêves ce que les parents pensent d'eux. S'ils sont trop différents des parents, un jour ceux-ci échapperont quelque chose du genre: « Je ne sais pas d'où tu viens, toi ! » Voilà que le doute vient d'être semé dans le subconscient de l'enfant.

   Quand un enfant se trouve entre 0 et 2 ans, les parents le couvrent d'attentions, le surveillent et passent leur temps à dire combien le petit est une merveille. À 3 ans, il parle. Voilà qu'on commence à lui trouver des défauts. Il dérange, il pose trop de questions et il se fâche quand on lui dit non. C'est normal puisque les parents ne l'ont pas lâché d'une semelle entre 0 et 2 ans, parce qu'ils ne lui faisaient pas confiance. L'enfant le sait déjà, et déjà il doit utiliser la force pour se faire entendre, pour qu'on lui obéisse comme lorsqu'il avait entre 0 et 2 ans. Et à 3 ans, il peut maintenant tout casser dans la maison. Il est normal de prendre soin d'un jeune enfant. Mais ne pas lui faire confiance, c'est lui démontrer qu'il est faible.

   Si vous êtes une de ces mères continuellement inquiètes, je vous suggère de faire une programmation sur la confiance que vous devez avoir en votre enfant. En voici un exemple : Mon enfant (écrire son nom) a confiance en lui-même. Je l'aime dans le détachement. Il est un être autonome. Il est la vie. La vie le protège. Il acquiert des expériences harmonieuses. Il développe la force. Il observe et retient. Il apprend le meilleur de toute chose. Il se concentre facilement. Je lui fais confiance en mon âme. Sa présence énergique irradie sur tous les membres de notre famille. Il est pureté, il m'apprend la pureté et la simplicité de la vie.

   Si votre enfant est jeune, il peut naturellement écrire une programmation, mais ce que vous penserez profondément de lui, de sa vie, devient réel. Si vous le pensez faible et fragile, il le sera et le restera. Vous pouvez faire une programation à sa place. À cet âge, votre enfant communique déjà avec vous par le subconscient et il absorbe toutes vos pensées, il a déjà absorbé celle que vous aviez quand vous le portiez. Rien ne paraîtra probablement de ses incertitudes, de ses insécurités, entre 0 et 2 ans, votre manque de confiance en lui se fera quand même sentir dans ce cycle entre 0 et 7 ans.

   Si vous avez un enfant qui, à l'école, à 5, 6, ou 7 ans, éprouve des difficultés d'adaptation ou de concentration ou est aux prises avec tout autre problème de comportement, vous pouvez lui venir en aide en faisant à sa place une programmation. Au risque de me répéter, vos enfants font partie de vous, sont en vous, vous êtes en eux, vos subconscients sont liés. Des expériences ont été vécues par des parents et ont eu une heureuse conclusion.

   Quand vous faites la programmatiom de votre petite fille ou de votre petit garçon, vous ne décrivez jamais le problème. Vous écrivez la solution comme si déjà elle était en action. Voici, par exemple, une petite fille qui est bonne à l'école, sage, vous n'avez aucune plainte de ses professeurs à son sujet, on la dit parfaite, ce qui flatte toujours l'ego d'une maman, mais dès qu'elle met le pied à la maison elle commence à se plaindre de tout : les autres lui font du mal, ne sont pas gentils, ce que vous lui faites pour dîner ou souper ne lui plaît jamais et vous pouvez allonger la liste vous-même...

   Voici la programmation. Ce n'est, bien sûr, qu'une suggestion, vous la faites à votre manière.

   Ma fille (vous écrivez son nom) est heureuse quand elle rentre de l'école. Les autres enfants sont aimables avec elle à l'école. Elle me raconte à quel point elle apprécie tel ou tel élève. Chaque jour, elle me raconte un nouvel événement heureux qui s'est produit à l'école. Elle a toujours le cœur à rire. Je l'aime. Elle m'aime. Nous nous le disons souvent. Elle apprécie ce que je lui sers à table et me remercie pour ma bonne cuisine. Je suis heureuse de lui préparer des petits plats que je fais avec amour et qu'elle déguste avec ravissement. Elle conserve sa force de caractère, mais désormais elle m'explique calmement ce qui la dérange, et ensemble nous trouvons une solution adéquate à la situation.

   Il est possible que vous ayez envie d'écrire autre chose et il est préférable que la programmation vienne de vous. Que vous choisissiez les mots. Jamais au grand jamais vous ne programmerez du négatif. Vous n'écrirez jamais, par exemple : elle cesse de faire des crises. Vous remplacez par : Elle est harmonieuse, heureuse, décontractée.

   L'effet de la programmation que l'on fait pour ses propres enfants entre 0 et 7 ans, et même plus tard, est tout aussi efficace que si l'enfant la faisait lui-même. Il est par ailleurs trop jeune pour comprendre la programmation. Vous le programmerez vous-même sans cesse.

   Quand vous lui dites bonne nuit, souhaitez-lui de beaux rêves, indiquez-lui la route : Inspirez-lui un jardin merveilleux où il rencontrera des enfants magiques qui lui donneront le secret du parfait bonheur. Souhaitez-lui que, toute la nuit, s'il aime les animaux (exemple), il puisse vivre une expérience unique : rencontrer des chiens, des chats qui chantent de douces mélodies et qui font un spectacle pour lui totut seul.

   Quand mes enfants étaient petits, avant qu'ils puissent lire, et même à un an et demi, quand venait le temps de les mettre au lit, je les asseyais, un de chaque côté de moi. Même quand ma fille avait six mois, mon fils avait alors trois ans, je racontais une histoire que généralement j'inventais et lui il m'aidait à la compléter. C'était parfois son père qui le faisait. Ma fille, bébé, tout au long de l'histoire ne bronchait pas, elle ouvrait grand les yeux, écoutait : elle absorbait et je le savais. Et quand je donnais à mon fils son baiser avant le « dodo », je lui suggérais, comme il aimait l'entendre, de partir dans sa fusée, de démarrer et d'aller faire un tour dans le grand Cosmos. Je lui disais de prendre des notes, de se souvenir. Étrangement, de nombreux matins il me racontait des rêves fantastiques, il avait vu des gens différents, des maisons qui ne ressemblaient pas aux notres, des animaux aux formes bizarres... et comiquement, il m'assurait que ça existait ce qu'il avait vu... Je n'ai jamais nié... tout existe dans cet univers. Il ne faut jamais se fermer l'esprit, ce qui nous évite d'être trop surpris quand on est placé en face d'événements paranormaux ! Peut-être que ma fille de six mois faisait-elle aussi partie du voyage, qui sait, elle ne pouvait pas encore parler !

   Mon fils a commencé à parler très clairement quand il avait un an. Je l'ai habitué à me raconter ses rêves et parfois, dans leur contenu, il me révélait la vision qu'il avait de moi. J'y ai appris beaucoup sur moi et ça m'a permis d'éviter de continuer à commettre quelques fautes envers lui, son individualité, sa personnalité. Il est lui. Il n'est pas moi. Je ne veux pas qu'il soit moi. Je veux qu'il soit lui. Aucun parent n'est parfait, mais nous avons tous le devoir de faire l'effort de nous mettre à la portée d'un enfant sans devenir son esclave. Ce n'est pas d'ailleurs ce qu'il souhaite intérieurement, profondément. Un esclave a toujours de la haine pour son maître. Devenir l'esclave d'un enfant provoque chez le parent une sorte de rejet, une haine inconsciente de son enfant. Quand un parent se fait esclave, l'enfant le dérange et les manifestations de sa colère ne sont pas toujours évidentes. Mais elles finissent un jour par refaire surface dans un cycle ou dans un autre. Et, dans un cycle ou dans un autre, parent et enfant vivront une déchirure que nous pouvons, en tant que parent, éviter.


Jacqueline Aubry

 
 


 
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Nos enfants   Shakti Gawain

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Choisir d'avoir des enfants   Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Éduquer au renoncement et à la réceptivité   Placide Gaboury

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Les enfants sont des miroirs   Shakti Gawain 

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Rachel   Céline Galipeau

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Comment éduquer son enfant   Robert Bélanger

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Quelques principes de programmation mentale   Jacqueline Aubry

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L'éducation de l'enfant à la lumière de la science spirituelle   Rudolf Steiner

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